Crowdfunding : cap sur l’immobilier !
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L’immobilier Neuf, Investissement / Fiscalité

Crowdfunding : cap sur l’immobilier !

Publié le 11/09/2014

Le financement participatif offre désormais la possibilité aux particuliers d’investir dans la pierre. À la clé, une rentabilité attractive… mais pas sans risque.

Depuis quelques années, la mode du crowdfunding touche tous les secteurs, de l’industrie culturelle au monde de l’entreprise. Le marché immobilier fait lui, une entrée récente qui pourrait prendre de l’ampleur.

La société Compinnov qui publie tous les semestres son baromètre du crowdfunding ne recense, pour l’instant, que trois plateformes de financement participatif centrées sur l’immobilier.

Mais selon son directeur, Thierry Chevalier, ce chiffre devrait croître prochainement grâce aux investisseurs : "Il est plus facile pour un particulier de financer un projet immobilier qu’un four solaire ou une montre connectée. La pierre, ça rassure et ça parle à tout le monde. On voit rapidement son projet se réaliser."

Qu’est-ce-que le crowdfunding immobilier ? 

Le crowdfunding immobilier est un moyen, pour les particuliers, de participer au financement d’un projet de construction, sans bouger de chez eux. Aujourd’hui, de plus en plus de start-up françaises se lancent dans l’aventure, comme Buildeeg qui doit voir le jour prochainement. 

D’autres, déjà spécialisées dans le financement participatif ouvrent des branches consacrées à l’immobilier. C’est le cas d’Anaxago qui après avoir réussi à soulever, en une quarantaine de jours, 1.8 millions d’euros pour un promoteur montpelliérain, Kalelithos, s’est convertie : "Nous n’étions pas très motivés à investir le champ de l’immobilier au départ", confie Caroline Lamaud, co-fondatrice d’Anaxago. "Mais force est de constater que ce secteur permet à nos investisseurs d’équilibrer leurs portefeuilles. C’est un placement à court terme avec un rendement un peu plus sûr qu’ailleurs."

Comment ça marche? 

Le fonctionnement des plateformes varie peu, quel que soit la marque, comme l’explique Jean-Baptiste Vayleux, directeur général de Lymo, l’un des acteurs majeurs du secteur : "Chez nous, l’internaute, après s’être inscrit sur le site, peut participer à un projet d’investissement à partir de 1000 euros. L’usager à accès à plusieurs informations : durée de l’investissement, type de construction, emplacement précis, montage…"

Le startuper mise sur la transparence. : "Nous affichons les avantages et inconvénients de chaque projet. Une fois que le particulier a sélectionné le programme qui lui plait, il doit remplir un formulaire et nous le retourner avec son chèque. Quand la campagne de crowdfunding est réussie, il devient officiellement investisseur. Les projets mettent 12 à 18 mois pour se monter. À Lymo, nous ne participons qu’à des programmes de résidences d’une dizaine d’appartements, situés dans des quartiers attractifs afin de rassurer l'investisseur."

L’apport n’est néanmoins pas le même selon les sites Internet. Si la somme de 1000 euros est souvent citée, il est possible de devoir investir un peu plus (autour de 2000 euros) pour prendre part au projet.  

Qu’est-ce qu’on y gagne ? 

Selon les principaux acteurs du financement participatif, le public est attiré par la possibilité d'obtenir un rapide retour sur investissement : "En deux ans, il est possible d’obtenir un rente assez conséquente", rappelle Jean-Baptiste Vayleux. 

La plupart des plateformes avancent la possibilité d’atteindre jusqu’à 10% de rentabilité par an sur son prêt. "Ce mode d’investissement permet à des novices d’approcher le secteur de l’immobilier, rapporte William Bellicha", conseiller en investissement. "C’est important, surtout dans le climat actuel ou le cadre législatif qui entoure l’immobilier est changeant et fait peur aux financeurs. "

Sans parler de la frilosité des banques à l’égard des petits promoteurs : "À Lymo, nous travaillons beaucoup avec ces acteurs qui sont bons mais n’ont pas les réseaux nécessaires pour avoir accès aux gros établissements bancaires", rappelle Jean-Baptiste Vayleux.

Attirer un autre public

Pascal Fertelle, sous-officier dans la Marine nationale, fait partie de ces nouveaux investisseurs : "J’ai entendu parler du crowdfunding immobilier au cours du soir du CNAM (conservatoire national des arts et métiers). Je n’avais jamais investi dans l’immobilier auparavant. Ce qui m’a plu, c’est la possibilité de donner de petites sommes, le minimum étant fixé à 1000 euros, sur du moyen terme."

Son argent sert aujourd’hui à financer une résidence de deux appartements à Balma, près de Toulouse.

"Je trouve que c’est un bon moyen de donner du sens à son épargne dans un projet compréhensible. Les organismes bancaires manquent de transparence dans les produits financiers proposés. L’investisseur ne sait pas vraiment dans quoi il met son argent", déplore Pascal Fertelle. Quant aux risques ? "Il suffit d’investir de petites sommes. Toute démarche d’investissement est risquée."

Gare aux déconvenues 

Si les plateformes prennent le soin de rassurer au mieux les potentiels investisseurs (transparence autour du projet, prises de risques identiques à celles des particuliers, appui des banques ou de courtier en assurance dans les programmes….) l’échec est toujours une possibilité. 

De plus, comme dans l’ensemble des sites sur le crowdfunding, il existe quelques arnaques. Le 17 février dernier, la plateforme KickStarter s’est fait pirater un certain nombre de données personnelles de ses utilisateurs (mails, adresses personnelles, mot de passe crypté…).

Dans l’immobilier, le risque pour l’usager est de passer par un faux site sans s’en rendre compte. Ces derniers proposent en général des taux d’intérêts plus qu’attractifs (au-delà de 10%). Une fois la collecte terminée, le site disparait sans qu’on puisse le retrouver.

Une analyse approfondie du projet auquel on souhaite prendre part est donc nécessaire afin d’éviter les déconvenues. 

Ludovic Clerima © Explorimmo  

Commentaires

  • delhoste - ( 12/09/2014 à 19:02 )

    quelle difference y a t'il avec les SCPI......


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