Des concours pour redécorer sa maison
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Travaux et Décoration

Des concours pour redécorer sa maison

Publié le 19/02/2016

Des plateformes en ligne proposent de démocratiser l’architecture en mettant en concurrence des professionnels prêts à réaménager l’intérieur de particuliers.

À vos marques. Prêts. Décorez ! Le numérique n’en finit plus de toucher aux moindres aspects de l’immobilier. C’est désormais à la décoration et à l’architecture de se digitaliser, à travers des sites comme Mon maître carré. Créé en 2014, la plateforme met en relation architectes, designers et décorateurs d’intérieur avec des particuliers : "L’idée est de casser les clichés qui circulent sur le milieu de l’architecture, notamment en matière de prix", déclare Nicolas Bertrand, co-fondateur du site. 

La procédure est simple. Après inscription (gratuite), l’internaute dépose son annonce avec les travaux, éléments de décoration ou même de construction qu’il souhaite réaliser, ainsi que son budget. Le fichier passe ensuite par les collaborateurs de la jeune société qui le synthétise et le délivre aux 260 professionnels présents sur le site. "Généralement, pour un projet, nous avons entre cinq et quinze réponses. L’usager sélectionne les trois profils qui lui correspondent le mieux, puis le concours est lancé", explique Nicolas Bertrand. (Cliquez pour sur l'image pour accéder au site).

Les finalistes, pour se départager, réalisent une série de travaux : 3 planches d’ambiances, 3 plans d’aménagement, 3 devis et 3 instructions détaillées. Pour y accéder, le particulier paie 20 €/ hors taxe par m² sur la surface à aménager. C’est durant cette phase que la start up prélève sa commission, le reste servant à rémunérer les architectes sur les travaux préparatoires délivrés, "même si nécessairement, le lauréat touchera plus que les deux autres. Ensuite, c’est à l’internaute de s’arranger avec le professionnel sur les honoraires et la suite de la conduite du projet", indique le co-fondateur de Mon maître carré. Le site, créé en 2014, compte déjà une soixantaine de travaux réalisés.

Ne pas fragiliser la profession

L’idée que chaque participant doit être rémunéré dès qu’il produit une esquisse est très importante pour la réputation de ces sites. BAM, une plateforme ne travaillant qu’avec des professionnels membres de l’Ordre des architectes, va dans le même sens : "Lorsque nous mettons en relation les particuliers avec les professionnels et que ces derniers doivent se départager à travers un concours, nous veillons à ce que toutes les ébauches du projet soient réglées, même si elles ne sont pas retenues par l’usager", précise Mathias Boutier, co-fondateur de BAM. Plus récente, cette start up lutte également contre l’image élitiste de l’architecture : "Il faut démontrer au plus grand nombre qu’il est possible, en faisant appel à un architecte certifié, de construire sa maison pour 1 300 €/m². Ces personnes ont souvent de bons contacts avec des artisans et peuvent avoir des prix sur les matériaux", assure-t-il. 

Le pari, à ce jour, est plutôt réussi : "Nous voyons défiler sur le site des bouquets de travaux à 30 000 € issus des grandes agglomérations du pays (Bordeaux, Marseille,…). Des studios qui demandent un réaménagement même si, il faut bien l’avouer, il existe une clientèle parisienne plus aisée, active sur la plateforme. En ce moment même, des travaux ont débuté dans un manoir de 230 m² situé en Île-de-France." BAM recense près de 180 architectes pour 70 à 80 projets déposés sur le site. (Cliquez pour sur l'image pour accéder au site).

Les institutions entre bienveillance et méconnaissance

Qu’en disent les institutionnels ? Craignent-ils que le métier perde de son prestige et que les architectes bradent leurs prix afin de séduire davantage de clients ? "De notre côté, nous sommes régulièrement en contact avec l’Ordre des architectes et il n’y a jamais eu aucun problème", souligne Mathias Boutier. "Nous pouvons avoir des détracteurs, comme tout le monde, mais rien d’anormal", répond de son côté Nicolas Bertrand.

Il faut dire que les deux entreprises sont encore jeunes… et parfois inconnues de certaines institutions du monde de l’architecture. "Nous n’avons jamais entendu parler de l’existence de ces plateformes", annonce d’entrée Patrick Julien, délégué général de l'Union nationale des syndicats français d'architecture (UNSFA). "Notre ligne sur ces sujets est de toute façon la même dans tous les cas. Le professionnel doit être rémunéré dès qu’il prend le crayon, même si son projet n’est pas retenu." L’architecture pour tous ? Un rêve qui est peut-être déjà en train de se réaliser.

Ludovic Clerima Explorimmo

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