Immobilier : 2017, année de tous les records pour le marché
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Marché de l'immobilier, Investissement / Fiscalité

Immobilier : 2017, année de tous les records pour le marché

Publié le 29/06/2017

Les voyants sont au vert pour que les chiffres de l’immobilier ancien atteignent des sommets. Pourtant, quelques zones d’ombres pourraient inciter les professionnels à remettre la fête à plus tard.

Les agents immobiliers n’en demandaient pas tant. De Century 21 à Orpi en passant par Laforêt ou Guy Hoquet, on ne compte plus les mines réjouies devant les chiffres record des ventes réalisées pour le premier semestre 2017 (voir tableau). "Le pouvoir d’achat immobilier est au maximum de ses capacités", s’enthousiasme Laurent Vimont, président du réseau Century 21.

Réseau d'agences immobilières Evolution des transactions sur le 1er semestre 2017
Century 21 + 11 %
Orpi + 13 %
Laforêt + 14 %
Guy Hoquet + 12 %

Ces bons résultats sont principalement dus aux taux de crédit immobilier qui, malgré leur légère remontée, sont toujours très bas. "Nous sommes incontestablement dans un marché de taux. S’ils demeurent constants, l’année 2017 devrait conserver sa belle dynamique et présenter une hausse des prix modérés sur douze mois", assure Laurent Vimont. Et si l’on en croit les prédictions de Michel Mouillart, économiste spécialisé dans l’immobilier, les acquéreurs en capacité n’ont pas fini d’emprunter.

L’urgence d’acheter

Cette tendance à la hausse des transactions immobilières n’était pourtant pas gagnée d’avance. Période électorale oblige, l’attentisme était à prévoir. Pourtant, comme le confirme Bernard Cadeau, le patron d’Orpi, il n’en a rien été : "Les projets immobiliers restent prioritaires pour les Français. Les débats présidentiels puis législatifs n’ont pas ralenti le marché. Aucun attentisme ne s’est fait ressentir. Les conditions favorables ont prévalu et les Français ont poursuivi leurs projets de vie sans attendre !"

Pour certains réseaux, le contexte profite même aux investisseurs qui, "échaudés par le faible rendement des marchés financiers, misent de nouveau sur la pierre", constate Yann Jehanno, président de Laforêt. Chez Guy Hoquet, cette part d’acheteurs qui ne représentaient en 2015 que 9 % de la clientèle est aujourd’hui estimée à 18 %.

Paris brûle-t-il ?

Mais tout n’est pas si rose. Surtout lorsque l’on réside à Paris. Si le marché immobilier dans la capitale s’est toujours distingué par des prix élevés, on atteint aujourd’hui des sommets. Century 21 annonce, par exemple, des prix moyens à 9 000 €/m². "Pas étonnant que seuls les cadres supérieurs et professions libérales voient leur proportion augmenter sur le marché, représentant désormais 46% des acquéreurs parisiens, quand la part des employés et ouvriers s’effondre, elle, de 19% sur la même période", en déduit Laurent Vimont.

Un phénomène qui pousse les acquéreurs parisiens à revoir leurs lieux d’implantation : "Ils préfèrent désormais acheter 4 000 € le m² à Saint-Maur plutôt que 6 000 € à la Goutte d’Or", s’amuse Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hoquet. Les regards se tournent de plus en plus vers le Grand Paris ou les quartiers qui s’équipent en transports : "Le succès du canal de l’Ourcq à Pantin, qui cumule nouveaux sièges d’entreprises, accédants à la propriété et commerces, en est l’exemple typique", observe-t-il (cliquez pour agrandir la carte).

Paris n’est d’ailleurs pas la seule ville à connaître une flambée des prix dans l’ancien. Bordeaux, Lyon, Nantes… les grandes métropoles du pays enregistrent également de fortes hausses de prix qui, selon les réseaux, vont de 1 % à Nantes à presque 9,5 % à Bordeaux en 1 an.

L’avenir pas toujours clair du marché immobilier

Outre les prix, le second semestre de l’année 2017 pourrait connaître quelques ralentissements selon le réseau Laforêt : "Les éventuelles conséquences du Brexit, la rapidité et la proportion de la remontée des taux d’intérêt, le recentrage de l’ISF sur l’immobilier annoncé par le nouveau président de la République, les premières décisions du gouvernement en matière de logement", n’en sont que quelques exemples.

Autant dire que les agents immobiliers vont encore attendre quelques mois avant de sortir le champagne.

Ludovic CLERIMA

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