Immobilier : la SNCF offre un second souffle à ses friches
  • Localisation Exemples :  5775015Niceétranger
    • Pièces :   
    • Surface :   
    •  m²
    •  
    •  m²
  •  
    • Budget :   
    •  €
    •  
    •  €

Marché de l'immobilier

Immobilier : la SNCF offre un second souffle à ses friches

Publié le 01/06/2017

VIDEOS. L’entreprise ferroviaire reconvertie ses terrains et bâtiments délaissés en logements, commerces et autres installations. Des zones qui, le temps des premiers coups de pioche, accueillent restaurants, galeries d’art et activités culturelles éphémères.

Que faire d’anciens dépôts ferroviaires ? De gares désaffectées ? Ou encore de centres de tri postal inactifs ? Du logement, pardi ! Du moins en grande partie. C’est l’immense chantier entrepris ces dernières années par la SNCF, chargée par les pouvoirs publics de "contribuer à l’effort national pour créer du logement", précise Benoît Quignon, président de la SNCF immobilier.

Car en matière de propriété foncière, la SNCF est sur le podium : "On a pour habitude de dire que nous sommes juste derrière l’Etat et l’Eglise", s’amuse Benoît Quignon. 20 000 hectares de terrains détenus dont 3 000, répartis dans toutes la France, serviront à augmenter l’offre de maisons et appartements. "Nous travaillons sur 35 opérations. Des programmes livrés dans les 10 ans à venir pour certains. Cela représente 2 millions de m². 1 million à Paris et 1 million en région", indique le président de la SNCF immobilier.

Un gisement considérable. Dans la capitale, rien que la signature le 28 novembre 2016 d’un protocole foncier avec la mairie de Paris, permettra de fabriquer quelques 8 000 logements dont 50 % destinés au parc social.

L’urbanisme de transition

Dans l’attente de voir ces habitats sortir du sol, l’entreprise ferroviaire compte bien rentabiliser ses vieilles infrastructures en s’appuyant sur "l’urbanisme de transition". Le concept : céder durant quelques mois ou quelques années, en location, ses terrains à des associations, artistes, restaurateurs et autres acteurs du milieu culturel. C’est le cas, par exemple, de la Gare des mines, baptisée "La Station" pour l'occasion, dans le 18ème arrondissement qui, en 2016, a attiré plus de 33 000 visiteurs. Le collectif MU y avait déposé ses bagages, organisant performances artistiques, concerts et projection en plein air.

Cette année, le collectif Ground Control investit depuis le mois de mai la Halle Charolais, dans le 12ème arrondissement. Une terrasse de 1 500 m² avec transat’ et food trucks à burger au cœur de Paris, du mardi au dimanche. Des ateliers sont proposés au public ainsi que des expositions. 

L’art de la gentrification

Cette stratégie, la société la met en place un peu partout sur les territoires où elle intervient, de Bordeaux à Toulouse en passant par Elbeuf (voir vidéo). Pour Benoît Quignon, "ces opérations appellent une nouvelle manière de fabriquer le projet urbain ; les programmations à venir s’enrichissent de ces expérimentations in situ et permettent, avant que le programme urbain ne soit défini, le pas de côté, le brin d’originalité qui donnera l’âme au futur immeuble ou quartier en révélant le génie des lieux".


Difficile toutefois de ne pas s’imaginer que ces installations viennent, in fine, gonfler les prix des logements qui seront bâtis. Ces territoires, jusqu’alors laissés à l’abandon et trouvant soudain un vif intérêt des habitants, pourraient accoucher d’appartements plus chers que prévus. Une hypothèse que l’on ne pourra vérifier que dans une dizaine d’années pour la plupart des grands projets encore à l’étude.

Ludovic CLERIMA

Commentaires

    Soyez le premier

Ajouter un commentaire

    ###ERRORS###
    •  
    * Champs obligatoires
    Le champ email est obligatoire. L'adresse email saisie est invalide. Le prénom est obligatoire. Le nom est obligatoire. Le message est obligatoire. Le champ "Email de votre ami" est obligatoire. L'adresse email de votre ami est invalide.