Immobilier : les écarts de prix varient selon les marchés
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Marché de l'immobilier

Immobilier : les écarts de prix varient selon les marchés

Publié le 18/04/2017

INFOGRAPHIES. Selon le dernier baromètre Orpi / Explorimmo / Le Figaro immobilier, l’indicateur national des écarts de prix se stabilise depuis plusieurs mois à l’échelle nationale mais semble moins figé à l’échelle des villes. Explications.

L’année 2017 pourrait bien ressembler à 2016… du moins pour les écarts de prix. Selon les résultats de la onzième édition de notre baromètre sur les écarts entre le prix de mise en vente d’un bien et son prix de vente finale, ce taux s’élève à – 4,40 %. Un résultat identique à ce que l’on avait pu constater en novembre 2016. Ainsi, un bien aujourd’hui proposé à la vente pour 213 352 € sera acheté 204 482 €. (Cliquez pour agrandir)

La situation est pourtant plus contrastée qu’il n’y paraît. Comme l’illustre les différentes infographies, dans certaines villes, l’écart entre le prix de mise en vente et celui de vente finale augmente en l’espace de 5 mois. C’est notamment le cas pour Nantes ( -5,50 % en avril 2017 contre -4,10 % en novembre 2016), Lille (-4 % en avril 2017 contre – 3,30 % en novembre 2016) ou encore Montpellier (- 3,20 % en avril 2017 contre -3,10 % en novembre 2016). D’autres communes suivent la tendance inverse comme Paris (-2,20 % en avril 2017 contre -2,90 % en novembre 2016) voire se stabilise à la manière de Bordeaux (- 2,70 % depuis plus de 6 mois).

Interview Bernard Cadeau, président du réseau ORPI

Explorimmo : Comment se comporte l’activité du marché de l’immobilier depuis le début de l’année ?

Bernard Cadeau : L’activité est bonne voire excellente. Les clients sont au rendez-vous. Il y a un peu moins de stock parce que la conséquence d’une activité très intense est que le stock de biens à vendre, diminue. Globalement, le premier trimestre est en hausse de + 8 % par rapport à la même période l’an dernier. Contrairement à ce qui était annoncé, il n’y a pas eu d’attentisme en raison des élections. L’effet taux bas joue à plein et les prix restent raisonnables. Maintenant, la tendance s’inverse doublement avec une remontée progressive des taux et des prix. Dans certains secteurs, comme les grandes métropoles, les prix remontent plus significativement comme à Paris (+ 7 % sur un an) et à Lyon  (+ 5 %) mais aussi Bordeaux.  Ce sont des marchés tendus, très convoités où les Français veulent aller. Comme il n’y pas assez d’offre et beaucoup de demandes, il en résulte une tension sur les prix.

Que vous inspire les résultats du baromètre sur les écarts de prix entre la mise en vente initiale d’un bien et son prix de vente final ?

Il y a de fortes disparités. Si la moyenne nationale est de 4, 4 %, là où les écarts de prix sont les plus faibles sont Lyon et Paris, autour de 2 %. La rareté du produit fait qu’un bien immobilier de qualité qui est affiché au juste prix sur le marché se vend tout de suite. Il y a très peu de place pour la négociation. A contrario, il y a des écarts plus importants dans des villes comme Nice et Nantes, là où le marché est un peu moins tendu. A Boulogne-sur-Mer, l’écart est de 10 %, ce qui traduit la réalité d’un marché nettement moins actif qu’il ne l’est à Paris ou Lyon par exemple. (Cliquez pour agrandir).

Quelles sont les attentes de Français en matière de politique du logement ?

Nous sondons quotidiennement depuis le début de la campagne électorale et les Français sur les questions liées au logement. Le premier enseignement à mettre en exergue est que ce thème n’est pas suffisamment traité par les politiques.  Ensuite, les Français réclament de la stabilité et sont en faveur d’une mise massive sur le marché de nouveaux logements. Les Français sont favorables à un statut du bailleur privé. Quant à la notion de mobilité, beaucoup ne demandent pas mieux mais se déclarent bloqués par le remboursement d’un crédit et des droits de mutation qu’ils considèrent comme trop onéreux (les frais de notaire représentent environ 8 % dans une transaction dans l’ancien).  Ce sont des freins à la mobilité. Enfin, les Français sont sceptiques sur les promesses des candidats.

En tant que dirigeant d’un grand réseau, avez-vous des attentes particulières ?

Une politique claire, simple, qui ne change pas et qui ne soit pas confiscatoire. Une politique qui permette de libérer les envies, les énergies et restaure la confiance durable entre les acteurs du logement. Les bailleurs et les locataires ont besoin de ce type de relation et de respect. Dans le passé, les uns et les autres ont été plutôt stigmatisés. Enfin, il ne faut pas que l’immobilier devienne la variable d’ajustement de la politique budgétaire. Il y a déjà assez de fouillis réglementaire, législatif avec de la pression fiscale. Nous ne sommes pas dans une logique de rente immobilière non productive.  Bien au contraire. Dans la chaine du logement nous participons à l’économie nationale et nous créons de la richesse. (Cliquez pour agrandir)

Propos recueillis par Olivier Marin



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