Immobilier : les prix montent, les délais de vente reculent
  • Localisation Exemples :  5775015Niceétranger
    • Pièces :   
    • Surface :   
    •  m²
    •  
    •  m²
  •  
    • Budget :   
    •  €
    •  
    •  €

Sur le même thème

Immobilier : les prix montent, les délais de vente reculent

Publié le 02/01/2018

Dans un marché fluide avec des transactions record en 2017, les derniers indicateurs soulignent l'accélération du rythme de vente des biens immobiliers. En dépit de la hausse des prix et de la pénurie de logements dans certains secteurs.

Sous la pression de la demande et du volume des transactions, le marché immobilier fait preuve de fluidité. Dans son bilan 2017 - publié le 3 janvier 2018 -, le réseau Laforêt (700 agences) indique que par rapport à 2016, les délais de vente raccourcissent sensiblement. Ils restent sous la barre symbolique des 90 jours et s'établissent à 86 jours en moyenne. « Cela correspond à 2 jours de mieux au niveau national, 8 jours à Paris et deux jours en régions. Seule exception à cette tendance, l'Île-de-France, où les délais de vente sont stables à 82 jours. » souligne le réseau qui précise donc, qu'au niveau national, « on se rapproche des délais enregistrés en 2007. Il y a dix ans, un bien immobilier se vendait en moyenne en 83 jours. » Le même constat est dressé chez les réseaux Guy Hoquet (89 jours en moyenne - 2 jours par rapport à 2016 ) ou encore Orpi.

Une forte demande dans les cœurs de villes

Parmi les éléments clés de Laforêt qui met en avant « la confiance retrouvée dans l'immobilier », la demande croît de 11% sur un an au niveau national. « Elle se concentre massivement dans les zones urbaines, le cœur des villes moyennes et les quartiers les plus prisés, où se retrouvent toutes les catégories d'acquéreurs. » Les primo-accédants et les secundo- accédants représentent 78% des intentions d'achat et les investisseurs, 18% de la demande. A noter, fin 2017, un léger affaiblissement des projets d'achat dans les campagnes et les petites villes. » constate Laforêt.

Parmi les raisons de l'engouement pour la pierre qui entraine des transactions record ( + 14%), le réseau met en avant l'attractivité des taux d'intérêt et la remontée des prix. « Dans les deux cas, rattrapage ou anticipation, cette confiance retrouvée est portée par l'embellie économique de notre pays » se réjouit le réseau.

La hausse des prix dans les grandes agglomérations

En 2017, les prix ont continué à progresser de façon sensible avec une hausse de 3,5% au niveau national. « Le prix moyen d'un appartement s'établit ainsi en 2017 à 218 323 €, quand celui d'une maison grimpe à 227 476 €, soit + 2,9% par rapport à 2016. » Parmi les villes qui enregistrent les plus fortes hausses de prix : Bordeaux + 12, 7 % en un an, Paris + 7 % (à près de 9000 €/m2 en moyenne). Pour le reste :  + 6% à Lyon, + 3% à Marseille, + 3,2% à Toulouse, + 4% à Nice et + 5,4% à Nantes. « Si la tendance est à la hausse dans les grandes villes, en revanche, dans les environnements ruraux et les petites villes, les prix fluctuent, à la hausse comme à la baisse, au gré des indicateurs locaux. »

Les marges de négociations entre le prix affiché au départ et le prix effectif du bien vendu se réduisent pour atteindre 4% au niveau national et 2,7% à Paris. Globalement, « le marché reste fracturé ». Laforêt constate un manque de biens à la vente dans les grandes métropoles ou les centres villes, mais un stock encore important dans les territoires ruraux, où le marché dépend beaucoup du contexte local (politique, emploi...). Pour illustrer la pénurie de l'offre de logements à la vente en zone urbaine et le déséquilibre avec la demande, il y a 11 acquéreurs potentiels pour un studio, 9 pour un 2 pièces et 6 pour un 3 pièces.

Les perspectives 2018

Selon Yann Jéhanno, président de Laforêt « En 2018, le marché de l'immobilier ancien devrait conserver son rythme tout en gommant ses excès ». La politique du logement menée par le gouvernement, s'apparente selon lui « à un plan fiscal, qui ne s'attaque ni au problème de l'accès au logement, ni au rôle des investisseurs, ni à la mobilité résidentielle. Parallèlement, selon une étude menée par Toluna pour Laforêt, près d'un Français sur deux assimile la mise en place de l'Impôt sur la Fortune Immobilière à un signal négatif du gouvernement vis-à-vis de l'immobilier. » Dans ce contexte, côté marché « le volume de transactions en 2018 devrait connaître un niveau de progression plus mesuré. Quant aux prix, ils devraient subir une hausse contenue, intimement liée à l'évolution de la solvabilité de la demande. Dans certaines métropoles où le pouvoir d'achat immobilier a régressé en raison de la hausse rapide des prix, on ne peut écarter une stabilisation voire un recul des prix en 2018. » estime le président de Laforêt.

Olivier Marin

Commentaires

    Soyez le premier

Ajouter un commentaire

    ###ERRORS###
    •  
    * Champs obligatoires
    Le champ email est obligatoire. L'adresse email saisie est invalide. Le prénom est obligatoire. Le nom est obligatoire. Le message est obligatoire. Le champ "Email de votre ami" est obligatoire. L'adresse email de votre ami est invalide.