La classe moyenne, grande perdante des politiques du logement
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Droit immobilier, Marché de l'immobilier

La classe moyenne, grande perdante des politiques du logement

Publié le 21/04/2017

VIDEO. Une récente étude démontre comment la hausse des prix de l’immobilier et les actions mises en place par les différents gouvernements ont conduit, depuis les années 2000, à exclure les classes moyennes de l’accès à la propriété.

Pour Xerfi, à droite, comme à gauche, c’est match nul. Le cabinet d’études critique les différentes politiques du logement menées ces 20 dernières années. Les prix ont explosé à l’échelle nationale (+ 42 % dans le neuf et + 36 % dans l’ancien) ces douze dernières années, là où les revenus des Français n’ont augmenté que de 22 %. Si l’on ajoute les frais annexes liés à la détention d’un bien (taxe foncière, dépenses de chauffage, d’eau…) tous en hausse depuis des années, la situation devient intenable.

La grande victime de ce contexte économique pour Alexandre Mirlicourtois, directeur des perspectives pour Xerfi, c’est la classe moyenne. Cette dernière, pas assez défavorisée pour profiter des aides (Prêt-social-accession-location, APL…), mais trop riche pour que les niches fiscales aient un intérêt, se retrouve sur le bord de la route (voir vidéo).

Cette analyse reprend la théorie formulée en 2015 par Julien Damon, professeur associé à Sciences Po. Dans son article , "Le logement des classes moyennes en France : un déclassement objectif, subjectif et politique", il écrit : "D’une certaine manière les classes moyennes sont, en matière de politique du logement, écartelée, en tant que priorité, entre, d’une part, les plus défavorisés (qu’il s’agit de loger ou d’héberger en tentant de mettre en œuvre l’opposabilité affirmée du droit au logement), et, d’autre part, les plus aisés qui sont incités à investir pour développer l’offre locative."

Pinel et PTZ… Des dispositifs peu efficaces ?

Qu’en est-il alors du prêt à taux zéro et du dispositif Pinel, vantés de toutes part, comme les moteurs de la reprise du marché immobilier ? Pour le premier, il faut revenir au rapport publié en décembre 2016 par la Cour des Comptes. Les Sages de la juridiction financière considéraient que "le PTZ+ se caractérise par des effets d'aubaine élevés et des risques d'effet inflationniste"

Quant aux dispositifs d’investissement locatif en général, le professeur Damon, comme d’autres professionnels d’immobiliers, ne paraît pas convaincu de leur utilité pour les classes moyennes : "On pourra rétorquer, à raison, que les incitations à l’investissement locatif sont à destination des classes moyennes, pour produire du logement accessible. Certes, mais en termes d’équilibre immédiat des budgets, les dépenses fiscales ne profitent pas directement à ces classes moyennes. Et, de surcroît, les programmes aidés d’investissement locatif ne rencontrent pas tous le succès."

Le futur président de la République tiendra-t-il compte de ces diagnostics ? Eléments de réponses dès le 7 mai prochain

Ludovic CLERIMA

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