Le Brexit va-t-il impacter l’immobilier français ?
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Le Brexit va-t-il impacter l’immobilier français ?

Publié le 24/06/2016

Taux de crédit immobilier, marché des résidences secondaires, prix des logements… le Brexit va-t-il secouer le marché français ? C’est la question à laquelle tente de répondre les professionnels du secteur.

C’est désormais officiel. Le Royaume-Uni va quitter l’Union européenne. Les Britanniques se sont exprimés en faveur du Brexit lors du référendum organisé par David Cameron le 23 juin 2016. Une décision lourde de conséquences sur l’ensemble du secteur économique du pays et des autres membres de l’Union. A ce titre, la France, partenaire historique, a-t-elle du souci à se faire sur le plan immobilier ? Qu’anticipent les professionnels du secteur ?

1- Pas de menaces fortes sur le crédit immobilier

Le sujet sur lequel les esprits s’échauffent concerne l’évolution des taux de crédit immobilier, actuellement à des niveaux historiquement bas (1,77 % toutes durées confondues hors assurances). "Des hausses sont-elles à prévoir ? De quelle ampleur ?", s’interroge Bernard Cadeau, président du réseau d’agences immobilières Orpi. "Si elles sont minimes ou qu’elles se font progressivement, il n’y aura aucun problème. Par contre, si la remontée est brutale, là c’est une autre histoire."

Sur ce point, chez le courtier en crédit Meilleurtaux, on se veut rassurant. "Je ne pense pas qu’il faille craindre quoi que ce soit sur les crédits aux particuliers", assène Maël Bernier, porte-parole de la société. "La Banque Centrale Européenne a déjà, en partie, calmé les marchés avec une nouvelle ligne de refinancement des banques à taux négatifs la semaine dernière et en injectant massivement des liquidités." Un point sur lequel l’économiste Véronique Riches Flores la rejoint : "Les taux ne vont pas subitement augmenter, par contre, l’environnement financier va se dégrader et nous savons que pour le secteur bancaire, un environnement économique sain est essentiel."

S’il est du même avis, Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi, prévient cependant : "C’est plus la seconde vague qui m’inquiète. Ce que cet événement dit de l’Europe aux investisseurs du monde entier. Sans compter que la décision du Royaume-Uni pourrait encourager d’autres pays européens à en faire de même."

2- Des baisses de prix à venir à Paris et à Londres ?

Et si le Brexit était la solution miracle pour faire baisser les prix astronomiques dans la capitale britannique et dans certaines villes et territoires de France ? Pour Bernard Cadeau, le procédé n’est pas aussi mécanique, mais l’économiste Véronique Riches Flores, elle, y croit. "C’est évident que les prix au Royaume-Uni vont fortement reculer", affirme-t-elle. "On compte un grand nombre d’investisseurs étrangers qui apprécie le royaume parce qu’il est pour eux le moyen d’avoir un orteil en Europe mais pas le pied. Avec la sortie du pays, il devient inutile pour eux de rester là, du moins, tant que l’avenir ne sera pas plus clair."

L’économiste présage également des baisses de prix possibles dans les régions où les villes françaises où l’on dénombre une forte présence anglaise, comme à Paris ou dans les territoires fréquentés par la clientèle britannique dans le cadre d’une résidence secondaire.

3- Alerte sur le marché des résidences secondaires

A la question, "le Brexit peut-il avoir un impact négatif sur le marché immobilier français", le président de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) répond un "Oui",  emplit de tristesse. "On peut difficilement dire le contraire. Ce vote consacre le repli sur soi, hors, le repli sur soi a toujours un impact néfaste sur l’économie. Si la livre sterling continue de reculer, on peut craindre un exode des Britanniques francophones vers le Royaume-Uni car ils n’auront plus les moyens de rester en France."

Parmi les segments les plus impactés, celui des résidences secondaires pourraient connaître des difficultés : "Les acquéreurs potentiels vont rester dans l’attente", suppose-t-il. Une analyse partagée par Bernard Cadeau : "Si la livre sterling recule encore, ce qui n’est pas sûr, la clientèle britannique va déserter ses "spots"habituels, comme le Périgord, la Normandie, ou le Limousin. Ils patienteront avant d’acheter". Une patience peu salutaire pour un secteur qui reprenait des couleurs.

Ludovic Clerima

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