Le critère écologique prend du poids dans l’immobilier
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Marché de l'immobilier, Développement Durable

Le critère écologique prend du poids dans l’immobilier

Publié le 09/06/2015

Selon un récent sondage, 75% des futurs locataires affirment porter une grande attention à la performance énergétique d’un bien. Certains seraient même prêts à payer plus cher leur loyer, pour un logement moins énergivore. Explications.

Voilà une nouvelle qui pourrait inciter certains bailleurs à entreprendre des travaux de rénovation thermique prochainement. Selon un sondage Harris, commandé par le réseau d’agences immobilières Orpi, les locataires sont plus sensibles qu’on ne le croit aux performances énergétiques.

Sur les 417 personnes interrogées, 75 % d’entre elles affirment que la consommation d’énergie est un critère de choix pour un logement à louer. 63% des sondés se disent même prêts à payer un loyer plus cher (de 3 à 15% en plus), pour un bien moins énergivore. "Les locataires ne s’y trompent pas", analyse Bernard Cadeau, président d’Orpi. "Ce qui compte désormais pour eux, c’est le reste à vivre. Or, avec un logement qui consomme moins, ils réaliseront des économies sur leur facture énergétique."

De leur côté, les propriétaires semblent moins aux faits. Seuls 53% d’entre eux se disent concernés par la performance énergétique de leur logement, même si 81% admettent que cette donnée peut avoir un impact sur le prix de vente ou le montant du loyer. On parle alors de valeur verte.

"La valeur verte s’invite à la table du logement"

La plupart des études, dont celles menées régulièrement par l’association Dinamic (Développement de l’Information Notariale et de l’Analyse du Marché Immobilier et de la Conjoncture), montrent qu’un logement énergivore s’écoule moins bien et à un prix inférieur (5% moins cher) qu’une maison ou un appartement sobre en énergie. 

La perspective d’un bien plus cher ne semble pas gêner les particuliers. "La valeur verte s’invite à la table du logement", souligne Bernard Cadeaux. "Je gère un immeuble ancien, bien entretenu, mais dont la performance énergétique n’a rien à voir avec du neuf. Un promoteur a fait construire, dans la rue d’en face, un nouveau bâtiment dont les appartements sont plus petits, plus chers, mais moins énergivores. Dès que la commercialisation a commencé, mon immeuble s’est vidé au profit de ce dernier", raconte-t-il.  

Un passage obligé 

L’impact de l’écologie sur l’immobilier est amené à croître. Surtout avec l’adoption prochaine du projet de loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal : "Les performances énergétiques vont bientôt faire partie des critères déterminant la décence d’un logement. Sans compter que d’ici 2025 ou 2030, toujours selon la loi, il sera impossible de vendre un bien sans qu’il ne fasse l’objet d’une rénovation énergétique au préalable", précise Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment durable.

Une nécessité au regard d’une série de chiffres qui montrent l’impact nocif du bâtiment et notamment des immeubles résidentiels sur l’environnement: 

La question du coût et de l’évaluation 

Reste que la fiabilité des diagnostics de performance énergétique est encore à revoir. Un récent test, mené par l’association 60 millions de consommateurs, démontrent que sur huit diagnostiqueurs, "pour un même logement, les consommations d’énergies indiquées sur le document varient du simple au double". "C’est parce que ces évaluations avaient pour rôle premier de sensibiliser l’acquéreur", prévient Philippe Pelletier. "Désormais, on sait qu’ils peuvent jouer un rôle clé dans une vente. Si des progrès ont été faits par les diagnostiqueurs, il faut cependant continuer à améliorer la formation de ces derniers ainsi que les outils. Il y a encore de progrès à faire, mais nous avançons." 

Sans oublier le coût d’une telle démarche pour un particulier. "C’est souvent difficile d’expliquer à quelqu’un que pour vendre son bien, il va d’abord débourser plusieurs centaines d’euros", souligne Bernard Cadeaux.  

Dans le cadre d’une vente, le coût généré par la réalisation des différents diagnostics obligatoires est en moyenne de 900 euros, sans compter celui pour un diagnostic contre le mérule (champignon qui s’attaque au bois des maisons). Si le bien est infecté, le prix du traitement peut s’élever à 60 000 euros. 

 

Ludovic Clerima ©  Explorimmo 

Sources infographie : Commissariat général du développement durable / Ademe / CDC climat recherche 2014 /  Observatoire national de la précarité énergétique. 

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