Les réseaux sociaux sont aussi dans les immeubles
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Copropriété et voisinage

Les réseaux sociaux sont aussi dans les immeubles

Publié le 13/06/2017

VIDEOS. Présents pour recréer du lien entre les habitants d’un même bâtiment, les réseaux sociaux installés dans certains immeubles permettent également aux syndics et aux particuliers de faire des économies. Explications.

Facebook, Twitter et Instagram font des petits dans l’immobilier. Depuis quelques années, promoteurs, syndics et bailleurs sociaux n’hésitent pas à se tourner, dans le cadre de leurs nouveaux programmes, vers des plateformes en ligne développées pour l’occasion ou à recourir à des start up. Des réseaux sociaux qui ressemblent, pour les plus basiques, à un grand forum sur lequel l’ensemble des habitants d’un même quartier ou immeuble discutent.

Mais d’autres sites ont depuis longtemps dépassé ce stade. C’est le cas de Smiile, ex Mon Petit Voisinage. La plateforme s’appuie sur l’économie collaborative pour proposer à ses usagers un grand nombre de services : "Avec Smiile, on peut louer des objets, donner des coups de main à ses voisins, des cours, et même faciliter l’achat groupé ou encore le covoiturage, le partage d’énergie, le costockage", précise David Rouxel, fondateur de Smiile.

La plateforme compte aujourd’hui près 300 000 utilisateurs et se lance sur le marché international. Présente dans plus de 200 villes, elle travaille avec les majors de la construction comme Nexity ou encore Vinci immobilier. Cette année, elle participera à la plus grande opération de France, à Neuilly-sur-Marne, réalisée par Constructions et développement urbain et Grand Paris Aménagement. Un projet de 4 200 logements prévus pour 2030.  

Faire reculer les prix des charges courantes

Derrière l’objectif de restaurer du lien entre les particuliers, on retrouve également des enjeux économiques importants. Les start up qui collaborent avec de gros promoteurs se financent en louant leurs services. La contrepartie pour les syndics et autres gestionnaires d’immeubles ? Des économies, et un gain de productivité important, comme l’explique André May, fondateur du réseau social City Lity : "Nous travaillons depuis longtemps avec Thierry Immobilier, le premier syndic nantais qui gère 14 000 appartements dans la ville. Grâce à notre outil, ils ont pu réduire le délai de résolution des incidents de 6 à 3 jours, générer 20 % d’appels téléphonies en moins, et gagner 2 % de chiffre d’affaires en plus grâce à la viralité."

La raison de ces bons résultats est la suivante, selon André May : "Plus les particuliers alertent et se tiennent au courant de la vie de leur immeuble et plus les problèmes sont simples et mettent peu de temps à être résolu. In fine, tout le monde y gagne et fait des économies." Le réseau social d’immeuble, bon plan pour faire reculer les prix des charges courantes ? De là à y croire, il n’y a qu’un pas.

Reste que le service ne s’adresse qu’aux plus technophiles. De quoi exclure de fait au moins les 35 % de Français âgés de plus de 12 qui, selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC), n’ont toujours pas de smartphone. (Cliquez pour agrandir).

Ludovic CLERIMA

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