Logements privés vs HLM : qui pollue le plus ?
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Développement Durable, Marché de l'immobilier

Logements privés vs HLM : qui pollue le plus ?

Publié le 26/06/2017

Près de 22 % des émissions de gaz à effet de serre en France sont attribuées aux logements et immeubles de bureaux. Mais qui du parc social ou du parc privé est le plus énergivore ?

La question mérite d’être posée. A l’heure de la transition énergétique dans le monde de l’immobilier, quels sont les appartements et maisons qui polluent le plus ? Ceux du parc social ou les logements du privé ? Une idée reçue voudrait que les logements sociaux soient les plus énergivores. Pourtant, il n’en est rien.

En matière écologique, le vainqueur est le parc social et depuis longtemps. "En 2007, au moment du Grenelle de l’environnement, le secteur HLM consommait en moyenne tous les ans 170 000 kilowattheures là où le parc privé atteignait les 250 000 kilowattheures", affirme Ingrid Nappi-Choulet, professeur-chercheur à l'ESSEC et titulaire de la chaire immobilier et développement durable.

10 plus tard, le rapport de force n’a pas changé. Le parc social, fort de 4,5 millions de logements, a une consommation énergétique inférieure de 30 % par rapport au privé. Idem pour les émissions de CO2 ou encore la consommation d’eau. "Nous préparons le parc social à la transition énergétique", confirme Marianne Louis, secrétaire générale de l’Union sociale pour l’habitat. (Cliquez pour agrandir l'infographie).

Les HLM, laboratoire d’innovation

Le parc social, vitrine de ce que l’Etat est capable de faire en matière de logement, est un "laboratoire d’innovation", souligne Ingrid Nappi-Choulet. "C’est un secteur aidé financièrement et qui dispose de fonds propres assez importants pour investir." Pour preuve, la création d’un appartement à l’aide d’une imprimante 3D prévue pour septembre 2017,comme nous vous le racontions dans un précédent article

De plus, comme le rappelle Frédéric Paul, délégué général de l’Union sociale pour l’habitat, "les bailleurs sociaux s’occupent de la gestion des immeubles construits pendant 40 à 60 ans. Ce n’est pas dans leur intérêt de voir exploser les charges de chauffage ou d’électricité. Ils pensent donc en amont à bâtir pour l’avenir." L’organisme a d’ailleurs décidé de placer la transition énergétique au cœur de la semaine nationale du HLM qui se déroule du 24 juin au 2 juillet 2017.

Le parc privé sur le retour

Car si des efforts sont réalisés, 7 % du parc immobilier social possède encore une étiquette énergétique F ou G (le plus bas niveau), soit 315 000 maisons et appartements en France. 14 % des HLM sont, eux, fichés E.

Quant au parc privé, il s’empare de plus en plus de la question environnementale : "Les usages ont changé et les particuliers se sentent de plus en plus concernés par les problématiques liées à l’écologie. Les promoteurs sont donc contraints de s’adapter", constate Ingrid Nappi-Choulet. La "remontada" du privé serait-elle pour bientôt ?

Ludovic CLERIMA

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