Bernard Cadeau « Les prix du marché ne peuvent pas s’écrouler »
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Bernard Cadeau « Les prix du marché ne peuvent pas s’écrouler »

Publié le 15/02/2012

En dépit d’une baisse significative du volume des transactions, Bernard Cadeau, président du réseau ORPI, ne croit pas à un fort repli des prix dans un contexte de large déséquilibre entre l’offre et la demande en logements

 

 

LE CLUB IMMO. Vous sortez un baromètre avec l’IPSOS qui indique que l’accession à la propriété doit être la priorité des pouvoirs publics, cela vous surprend-il ?


BERNARD CADEAU. Cela confirme une tendance que nous observions déjà, c’est-à-dire que les Français souhaitent toujours se tourner vers l’acquisition immobilière. Ils nous demandent aussi de leur faciliter cette accession à la propriété. Il y a également un véritable millefeuille administratif et réglementaire dans lequel ils ne se retrouvent pas. Il est urgent de permettre aux Français de se sentir concernés parce qu’aujourd’hui, le risque de rupture est grand entre un environnement très complexe et les attentes de chacun. D’autre part, les primo-accédants et surtout les jeunes, sont les premières victimes de la suppression du PTZ+ dans l’ancien. Or, l’ancien est moins cher que le neuf. La suppression de cette aide, qui constituait l’apport personnel des jeunes, est au final, un mauvais service rendu.

 

 

 

L’accès au crédit sera-t-il déterminant cette année ?


Indéniablement, l’accès au crédit sera la clé en 2012 car il n’y a pas de marché sans financement et sans prêts immobiliers. Cependant, l’environnement global économique et financier n’est pas très favorable.

 

 

 

Que constatez-vous sur le terrain en matière de transactions ?


Nous constatons un certain ralentissement de leur nombre. Il y a eu l’effet d’aubaine lié à la mesure et à la disparition de l’ancienne taxation sur les plus-values immobilières à échéance de 15 ans. Malgré ce phénomène, je pense que nous serons cette année entre -10 % et -15 % en volume de ventes. Cependant, tous les jours, des projets immobiliers se créent avec ceux qui ont envie d’acheter ou besoin de se loger. Le logement ne se limite pas à l’acquisition, c’est un besoin beaucoup plus global. Donc, il y a ces attentes quotidiennes auxquelles nous devons répondre.

 

 

 

Comment vont évoluer les prix ?


Il existe plusieurs marchés immobiliers. Certains ont été largement corrigés au cours de l’année 2011. D’autres, comme Paris intra-muros, qui, je le crains, ne pourront pas l’être. Je ne pense pas à une corrélation directe entre la baisse des volumes et la baisse des prix qui serait identique ; en clair, un volume de ventes de 10 % ou 15 % en moins ne correspond pas à -10 % ou –15 % sur les prix. Nous sommes dans un contexte et un environnement du logement en France qui est largement déséquilibré : il n’y a pas assez de logement et beaucoup de demandes. Cela engendre une pression globale et constante sur les prix, qui bien évidemment, ne peuvent pas s’écrouler.

 

 

 

Faut-il encadrer les loyers?

Encadrer les loyers, même de manière temporaire, est une réponse très spécifique qui ne résoudra pas la problématique globale du logement. Les propriétaires privés qui mettent sur les marchés des biens immobiliers en location sont des propriétaires d’un ou deux logements. Ils ne sont pas à la tête d’un énorme patrimoine immobilier. Il ne faut pas leur envoyer un message négatif qui consisterait à dire qu’ils se sont trompés de choix en matière d’investissement. Or, justement et pour préserver un patrimoine, l’immobilier est un bon choix. Et nous ne devons pas avec ce type de message confusant sur l’encadrement des loyers, prendre le risque que des populations retirent ces biens du marché. Ils sont absolument nécessaires pour loger les Français.

Auteur :  Olivier Marin

Commentaires

  • Julie - ( 01/03/2012 à 11:59 )

    @yoan.
    A mon avis vous cherchez plutôt à vendre... Il y a une grosse différence entre le prix des annonces (le prix rêvé par les vendeurs) et le prix des ventes (celui que les acheteurs peuvent payer). Si vous êtes malin, baissez votre prix de 10 % maintenant et empochez vite votre plus-value. Si vous ne le faites pas, vous vendrez dans un an à -40 %. Arrêtez de rêver : aucun émir n’achètera votre appartement.

  • Yoan - ( 22/02/2012 à 13:15 )

    Arrêtez de rêver !! JAMAIS les prix de s\'écrouleront à Paris...Ni même ne baisseront significativement...Au mieux les prix stagneront quelques mois pendant la crise puis repartiront de plus belle dès que les banques auront rouvert le robinet du crédit.

    Je cherche à acheter depuis 2009 mais rien n\'y fait, les prix ne veulent pas baisser malgré tout ce que je lis dans la presse et sur les forums !!!
    On parle d\'une baisse depuis quelques mois, on voit des statistiques indiquant jusqu\'à 5% de baisse à Paris depuis octobre... N\'importe quoi !! Regardez donc les annonces immobilières et vous verrez que les prix continuent même d\'augmenter...
    On peut toujours attendre cette baisse miraculeuse et continuer à payer des loyers à notre propriétaire... On l\'aura toujours dans l\'os parce qu\'on n\'a pas acheté plus tôt.

  • Laurent - ( 19/02/2012 à 05:16 )

    Lorsque vous demandez à un poissonnier si son poisson est bon, il vous répondra forcément que oui...

  • Doe - ( 18/02/2012 à 19:27 )

    Demander a un agent immobilier si le marché va s\'effondrer, c\'est comme demander a son dealer si on va mourir d\'une overdose...
    Son revenu dépend du nombre de personnes voulant acheter un logement. Il ne va tout de même pas les effrayer en leur disant que s\'ils achètent aujourd\'hui, ils sont garantis de perdre de l\'argent, non ?

    Comme en Espagne, comme en Angleterre, comme aux US, le marche français va lui aussi s\'effondrer. Le prix de l\'immobilier ont toujours évolué avec l\'inflation. S\'il y a eu divergence, il y aura correction. Jamais le marché n\'a été aussi déconnecté de l\'inflation, des revenus des ménages et des loyers, les trois indicateurs fondamentaux...

  • rebardo - ( 18/02/2012 à 17:35 )

    Je suis d'accord avec Mr Cadeau. La baisse se limitera entre - 25 ou - 35 % maximum. Nos politiques ont enfin compris que c'est le PTZ qui a favorisé cette vague de spéculation sur l'immo. Le PTZ doit être réservé au neuf. Merci Mr Cadeau pour vos éclaircissements. Par ailleurs, tous les experts le confirment, il n'y a pas de pénurie de logement. Les prix à la location restent trés modérés depuis 10 ans.

  • Castel - ( 18/02/2012 à 11:15 )

    Les prix ne peuvent QUE s'écrouler ! Vu le niveau atteint, particulièrement à Paris, ce ne sont plus les ménages qui achètent mais des investisseurs qui voient dans la pierre une valeur refuge. A partir du moment où le marché est baissier, les investisseurs désertent. Les seuls acheteurs restant sont les ménages qui dépendent d'un crédit en chute libre (-25 %) et des aides de l'Etat aujourd'hui supprimées.

  • GOUPILLOT - ( 17/02/2012 à 18:56 )

    On connait les effets pernicieux des \"aides à la pierre\" comme le PTZ : hausse de plus de 100 % des prix en dix ans ! Alors il ne faut pas pleurer sur la fin de ces dispositifs si on est acheteur potentiel. Seule une baisse conséquente des prix permettra de faire repartir l\'immobilier. Concernant les prix des loyers, que propose M. CADEAU puisqu\'il ne veut pas d\'encadrement ? Surtout qu\'il fait un bon diagnostic avec un manque de logements, donc les candidats à la location sont à la merci des propriétaires alors pourquoi ne pas encadrer les loyers pour les propriétaires trop gourmands ?

  • ARRAULT - ( 17/02/2012 à 18:22 )

    Oui c\'est vrai il y a beaucoup de demande.
    Mais il y a aussi beaucoup d\'offre dans l\'ancien, mais des maisons souvent sur-estimées (de 25 à 30%) et en très mauvais état souvent il faudrait mieux les raser et reconstruire du neuf.

  • Dieu - ( 16/02/2012 à 12:30 )

    Il est contradictoire de soutenir que le "crédit est la clef du marché 2012" et que "les prix ne peuvent s'écrouler".

    Les crédits immobiliers sont en chute libre (-25 % entre janvier 2011 et janvier 2012 !).

    Peu importe le volume de la demande, ce qui compte c'est sa solvabilité. Or, fin des aides de l'Etat, crise durable, credit crunch... Effectivement, les nuages noirs s'accumulent. Il n'y a aucun doute, les prix baisseront fortement. Et justement, plus fortement à Paris qu'ailleurs car c'est justement l'endroit où presque personne ne peut acheter sans crédit.


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