

Alors que le secteur est touché par un net ralentissement de l’activité, Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises, nous fait part de ses analyses pour relancer le marché.
LE CLUB IMMO. Quel bilan dressez-vous de l’année 2012 pour l’activité de la maison individuelle et pour les emplois liés à votre secteur?
En ce qui concerne la vente de maison neuve à construire (hors rénovation), la baisse constatée est d’environ 16%, avec un repli régulier jusqu’en octobre dernier, puis une relative stabilisation jusqu’à la fin de l’année 2012. Près de 5000 emplois ont été perdus l’année dernière par la profession. Si l’activité continuait de se dégrader, cela représenterait 18000 emplois en moins par tranche de 10000 maisons non construites. Nous sommes aujourd’hui sur un rythme de 125000 à 128000 maisons par an, contre 187000 en 2007.
LE CLUB IMMO. Comment évoluent les prix?
Dans le domaine de la maison neuve à construire, ils ont été relativement stables. Les constructeurs ont fait un gros travail pour améliorer leur productivité, la recherche et le développement. Néanmoins, la sédimentation des coûts additionnels en raison des nouvelles normes et règles techniques en vigueur (RT2005 puis RT2012) provoquent une hausse des coûts de construction de 9 à 15% selon les zones géographiques. Au final, pour l’acquéreur, le prix de la maison neuve subit une hausse moyenne d’environ 5%.
LE CLUB IMMO. Les mesures engagées par l’Etat, notamment en matière de mobilisation foncière, vont-elles dans le bon sens?
L’Etat doit avoir les idées claires sur ce qu’il veut faire. En démocrate expérimenté, j’ai toujours tendance à faire davantage confiance aux Français sur ce qu’ils veulent en matière d’immobilier qu’aux politiques pour savoir comment ils veulent les loger. Les mesures prises depuis six à sept mois sont assez floues. Pour relancer le marché, Il faut pouvoir financer l’accession sociale à la propriété, notamment dans le domaine de la maison. C’est le secteur le plus réactif, puisqu’une maison commandée en janvier est livrable en décembre. Ce qu’il faut, c’est solvabiliser une partie des Français qui sont les plus démunis financièrement. C’est un peu l’esprit du recentrage du prêt à taux zéro (PTZ), mais il faut moins de précarité fiscale et juridique. Nous n’avons pas suffisamment de lisibilité sur les textes.
LE CLUB IMMO. Comment faire baisser les prix de l’immobilier?
Il faut agir sur plusieurs volets. D’abord éviter une trop grande sédimentation des textes et des normes qui pèsent sur les prix. Il faut aussi agir sur le coût du foncier, puis sur la fiscalité en elle-même, qui doit rendre le foncier plus fluide en permettant une meilleure mise à disposition des terrains à construire. Les dispositions prises ne vont pas dans le sens d’une plus grande fluidité du marché du foncier, ni neuf ni ancien.
LE CLUB IMMO. Quelles sont les grandes tendances du Challenge des maisons innovantes organisé par l’UMF?
Il est important pour un constructeur de savoir anticiper, et d’intégrer le comportement sociologique du consommateur pour traduire dès aujourd’hui les tendances de demain. Nous constatons dans notre Challenge un meilleur aménagement intérieur dans la maison, une meilleure distribution et volumétrie des pièces, des espaces partagés, plus d’ouvertures à l’intérieur même du volume habitable, avec une maîtrise plus fine des fonctionnalités de l’habitation. Une maison généralement mieux organisée, en phase avec les attentes et les besoins de chaque famille.
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Commentaires
BURTE - ( 20-01-13 11:13 )
Le livret A est normalement destiné à financer la construction de logement et rapporte très peu. Si les tecnocrates de bureaux qui pensent pour nous inventaient un système de financement à taux identique au livret A le coût financier serait nul. Ensuite pourquoi vouloir à tous prix financer des logements sur 25 ans maximum alors que ces biens sont durables pour deux voir trois générations. Immaginez une maison financée sur 50 ans à 1,50%, le coût du remboursement est inférieur à un loyer. Si le propriètaire emprunteur décide de déménager, il cède sa maison à l'organisme financier avec le solde du prêt qui la finance, un nouveau propriètaire prend le relais et continue de financer. En cas de succession, la maison sera vendue ou reprise également avec le prêt.
dumont,raoult - ( 20-01-13 17:44 )
je conseillerais aux gens de rester locataires ,ave c tout ceux que l'on paye en plus en tant que propriétaires,,,,,pas de surprises,,,
boudas - ( 20-01-13 18:02 )
eh oui, mais si les séniors étaient plus aidés pour par exemple échanger leur appartement contre un plus grand avec un pret dont ils paieraient bien sur l'assurance ou...une hypothéque sur leur bien actuel, peut etre que vous arriveriez à vendre de l'immobilier!!! mais lorsqu'on est agé plus personne ne vient à votre aide alors!!!
CLUZEAU - ( 20-01-13 21:14 )
Pour paraphraser un économiste célèbre je dirais "Tout ce que fait l'état en dehors du régalien, L'ETAT LE FAIT MAL"
Donc pour que le "PRIVE" fonce...GARANTIR TOUS LES LOYERS respectant "LES NORMES" avec REMISE EN ETAT après SINISTREdû au locataire . Terminé les HLM "encasernants " QUALITE DE CONSTRUCTION et QUALITE DE VIE pour TOUT LE MONDE...!
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