Maître Frédéric Roussel « Les prix et le nombre de transactions baissent »
annonces immobilières
  • Localisation Exemples :  5775015Niceétranger
    • Pièces :   
    • Surface :   
    •  m²
    •  
    •  m²
  •  
    • Budget :   
    •  €
    •  
    •  €
  • LocalisationExemples : 57, 75015, Nice, étranger
    • Nb Personne :   
    • Budget :   
    •  €
    •  
    •  €
  •  
Bertrand Vacances
  • Residences secondaires
  • Maison à la campagne, chalet à la montagne, appartement avec vue sur mer,
    laissez-vous tenter !

  • appartager.com
  • Vous souhaitez emménager dans une colocation ? Retrouvez plus de 90 000 offres de colocations dans toute la France.

CLUB IMMO

Maître Frédéric Roussel « Les prix et le nombre de transactions baissent »

Publié le 10/05/2012

Dans un marché marqué par le recul des transactions, maître Frédéric Roussel, secrétaire du bureau du Conseil supérieur du notariat, estime que les prix vont poursuivre leur repli dans les grandes villes.

 

 

 

 

 

 

LE CLUB IMMO. Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché immobilier ?

 

 

FRÉDÉRIC ROUSSEL : L’incertitude économique et fiscale a contribué à rendre le marché illisible. Sur le terrain, c’est l’attentisme. Certes, avec des taux bancaires encore très accessibles, la demande est indéniablement présente, mais la clientèle devient plus exigeante et regarde les prix plus attentivement. De leur côté, les vendeurs espérant encore une remontée des prix font de la rétention. Depuis plusieurs mois, nous assistons à une inversion de tendance en volume de transactions. La question était de savoir si les prix allaient suivre cette tendance. Et il semble que cette baisse s’effectue aujourd’hui. Nous constatons dans les grandes villes, à Paris et ailleurs, une baisse des prix dans nos avant-contrats [NDLR: le prix moyen de 8 300 €/m2 pour un logement ancien à Paris, doit passer à 8 100 €/m2 en juin prochain selon les avant-contrats des notaires]. C’est une tendance dont on peut imaginer qu’elle va durer. Sur le marché parisien, un bon nombre d’accédants à la propriété sont exclus, car pour se loger, ils doivent emprunter sur de longues durées. Or, aujourd’hui les établissements financiers rechignent à prêter sur des durées excédant 15 ans. Ce qui exclut bon nombre de ménages sur le marché immobilier et devrait maintenir une tension à la baisse.

 

 

LE CLUB IMMO. Certains experts estiment que la baisse des prix devrait se situer cette année entre 5% et 10%, d’autres, comme Standard & Poor’s, penchent plutôt pour -15 à -20%, qu’en pensez-vous?

 

 

F.R. : C’est toujours le marché qui parle. Mais une tendance lourde est engagée. Il faut tout de même avoir en tête que depuis 1998, le marché a augmenté d’environ 160 %, là où les loyers ne décollaient pas vraiment des indices généraux des prix. Le marché immobilier a littéralement explosé. Ce n’est pas pour autant une bulle puisqu’il y avait initialement une véritable demande. Aujourd’hui, si la demande se réduit un peu, si les taux d’intérêt augmentent, on peut assister à une légère correction. Cet atterrissage permet de retrouver des prix plus accessibles pour les acquéreurs et maintenir le marché en mouvement.

 

 

LE CLUB IMMO. Que pensez-vous au projet d’encadrement des loyers?

 

 

F.R. : L’encadrement qui consiste à verrouiller le marché n’est pas toujours une bonne idée. Cela entraîne une réticence des acheteurs Quant au blocage des loyers, il peut être dangereux. Dans notre histoire, le blocage a toujours entraîné celui du marché.

 

 

LE CLUB IMMO. Quels sont, selon vous les mesures prioritaires pour relancer le logement en France?

 

 

F.R. : Nous manquons cruellement de foncier. Il faut libérer des terrains de l’Etat et des collectivités. Les notaires ne sont pas favorables au fait de les vendre à bas prix. Notre idée est de consentir des droits d’occupation de très longue durée permettant aux acteurs immobiliers sociaux de n’avoir dans leur bilan que la construction et pas le poids du terrain. Cela permet de construire puis de louer ensuite, dans des conditions plus favorables.

 

 

LE CLUB IMMO. L’immobilier reste-il un bon placement ?

 

 

F.R. : Si l’on accepte des variations, il n’y a pas de problème. Sur de longues durées, de vingt à trente ans, la pierre reste une valeur sûre. L’immobilier demeure un marché de sécurité.

 

Auteur :  Olivier Marin

Commentaires

  • blary - ( 31/05/2012 à 14:01 )

    Je paie mon loyer 950 euros et ma voisine (maison identique) paie 600 euros. Quel vol !

  • Prévisions - ( 10/05/2012 à 15:08 )

    On voit mal comment un marché qui dépend du crédit peut être une valeur sûre à long terme. Il est illusoire de penser que sur 20 ans, les taux d'intérêt vont se maintenir à un niveau aussi bas.
    Les prix sont donc condamnés à s'effondrer rapidement.
    S&P est probablement dans le vrai en envisageant une baisse de 20%, mais en matière immobilière il faut voir le long terme (personne n'achète un bien pour un an), et là c'est une baisse de 40% qui se profile.


Ajouter un commentaire

    ###ERRORS###
    •  
    * Champs obligatoires
    Le champ email est obligatoire. L'adresse email saisie est invalide. Le prénom est obligatoire. Le nom est obligatoire. Le message est obligatoire. Le champ "Email de votre ami" est obligatoire. L'adresse email de votre ami est invalide.