Immobilier : la reprise, c'est maintenant ?
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Immobilier : la reprise, c'est maintenant ?

Publié le 06/07/2012

Encadrement des loyers pour éviter la flambée des prix, mesures dans les domaines du logement et de la fiscalité... les annonces gouvernementales vont–elles permettre de relancer un marché amorphe ?

L'encadrement des loyers à la relocation

Le gouvernement  a rédigé un décret pour encadrer les loyers à la relocation, qui devrait rentrer en application le 1er août. Au total, une quarantaine d'agglomérations sont concernées, dont les grandes villes. Le projet de décret indique que « lorsque un logement vacant est reloué, le loyer ne peut excéder le dernier loyer appliqué au précédent locataire. » Deux exceptions : le loyer peut être augmenté si des travaux d'amélioration sont effectués et si « le loyer est manifestement sous-évalué ». Ce projet d'encadrement va être examiné par le Conseil d'Etat. Si les associations de locataires s'en félicitent, tout comme une majorité de Français interrogés dans de récents sondages, certains propriétaires-bailleurs menacent de retirer leurs biens du marché.

 

Le logement et l'immobilier au Parlement

Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a précisé un certain nombre de mesures et d'objectifs concernant l'immobilier parmi lesquels la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux ; le lancement d'un plan de mobilisation « sans précédent » du foncier, avec mise à disposition gratuite des terrains vacants de l'Etat pour permettre la réalisation de programmes de construction qui devront respecter la mixité sociale, le « relèvement » du plafond du Livret A, pour permettre notamment de financer le logement social, « en fonction des besoins » et le renforcement de la loi SRU (relative à la solidarité et au renouvellement urbain).  Les communes qui ne respectent pas leurs obligations en matière de logement social verront leurs pénalités multipliées par 5.

L'imposition des revenus du patrimoine va être alourdie, et l'immobilier sera touché par une fiscalité moins favorable concernant les successions et les donations.

Enfin, le Premier ministre a annoncé qu'un vaste plan de performances thermiques de l'habitat sera engagé pour les logements neufs comme pour le parc ancien.

 

Au point mort jusqu'à quand ?

Que ce soit la Fnaim, le réseau Century 21 ou Crédit Agricole immobilier, tous ont reconnu cette semaine que le premier semestre a été très mauvais en termes d'activité sur le marché de l'immobilier résidentiel.

Depuis le début de l'année, les transactions tournent au ralenti, il y a une véritable paralysie. Les vendeurs ne baissent pas leur prix, et les potentiels acquéreurs attendent toujours qu'ils s'effondrent, en vain. Le marché est tendu. L'incertitude économique, fiscale et électorale a engendré un attentisme généralisé. Résultat : - 20 % au niveau des transactions en moyenne depuis le début de l'année. Du côté des prix, de légères baisses sont constatées, mais rien de significatif.  

 

Et demain ?

Chacun espère un regain des transactions au second semestre, une reprise salutaire de l'activité, une fois les mesures gouvernementales éclaircies en termes de loyers, de fiscalité.  C'est désormais le cas.  Cela sera-t-il suffisant pour relancer le marché ?

Côté prix, la Fnaim s'attend à des baisses sur l'année comprises entre 0 et 3,5 %. Quant à Century 21, il ne voit pas de signes d'accélération de la baisse des prix dans les mois à venir. Le réseau a même évoqué une très légère hausse possible. Pendant ce temps, à Paris, les transactions s'effondrent et les prix continuent de grimper. Le mètre carré est à 8 400 € en moyenne.   A quand le retournement de tendance ?

 

Olivier Marin

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