Sinistre : quelle valeur donner au mobilier ?
L’assurance d’un bien immobilier, sauf à l’assurer vide, porte aussi sur le mobilier qu’il contient. Un point à ne pas négliger, pour mieux être indemnisé.
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En cas de sinistre (cambriolage, dégât…), l’assuré peut faire jouer la garantie de ses biens mobiliers seulement après une expertise. En général, elle est à l’initiative de l’assureur. Elle vise à déterminer les circonstances du sinistre, en évaluer le préjudice et, éventuellement, à définir les possibilités de remise en état.
Remettre un dossier complet
Dans son intérêt, l’assuré doit remettre à l’expert le maximum de documents les concernant : factures d’achat, bons de garantie, photos de biens précieux (bijoux, objets d’art…).
Des biens passés au crible
Estimation : Comment est-elle faite?
Ensuite, l’expert effectue une estimation en tenant compte, d’une part, des spécificités du contrat de l’assuré - garantie choisie, montant de la franchise - et, d’autre part, de l’état supposé des biens. Sur ce point, l’expertise se base, notamment sur leur durée de vie moyenne et leurs caractéristiques. S’il n’existe pas de barème légal quant au vieillissement des objets, les assureurs disposent de grilles de calcul.
Concernant, les aménagements et les embellissements réalisés par l’assuré dans son logement, ils peuvent être pris en compte par l’assureur soit en tant que mobilier, soit en tant que partie de l’immobilier. S’ils se détachent en endommageant la construction, ils entrent dans cette dernière catégorie. Exemple, les éléments de chauffage, les climatiseurs…
En cas de désaccord
Bien souvent, l’estimation de l’expert laisse un goût amer à l’assuré. Mais, en cas de désaccord majeur, ce dernier peut demander une contre-expertise. Le plus souvent, les frais ne sont plus à la charge exclusive de l’assureur. Dans l’éventualité d’un désaccord persistant, un dernier expert est mis à contribution et tranche sur le montant de l’indemnisation.
Enfin, dans des circonstances à la fois particulières et au demeurant rares, l’assuré est indemnisé bien plus facilement. Hélas pour lui, elles correspondent à des situations de crise. Ainsi, pour les catastrophes technologiques, la loi prévoit une indemnisation des biens mobiliers sans franchise, ni abattements pour vétusté. Comme lors de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001.
Trouver le juste prix
Une bonne évaluation initiale du capital mobilier (meubles, électroménager, audiovisuel, bijoux…) est essentielle lors de la signature d’un contrat d’assurance. C’est ce qui détermine le montant du plafond de garantie, soit la somme maximale à laquelle l’assuré peut prétendre en cas de sinistre : dégât, cambriolage…. Surévaluer son capital est tentant, mais la conséquence directe est une prime d’assurance plus importante.
Biens précieux
Pour les biens précieux, tels que tableaux, bijoux, meubles anciens…, il peut être judicieux de souscrire un contrat multirisque haut de gamme avec comme pour la formule classique un plafond d’indemnisation. Autre solution, l’assurance spécifique qui permet une indemnisation à hauteur de la véritable valeur des biens. Mais, c’est bien plus coûteux.
Frédéric Franceschi ©explorimmo.com 25/03/2008
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