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Relations proprietaire/locataire

Penser communauté d’intérêts

Si un respect mutuel s’établit, les relations entre propriétaire et locataire sont généralement gérables. À chacun d’y contribuer

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Que ce soit à propos du contrat, du montant du loyer, des travaux ou de tout autre sujet, propriétaire et locataire ont toujours la possibilité de dénoncer les dysfonctionnements devant un tribunal. Mais avant d’en arriver à cette solution extrême, leurs relations peuvent tout à fait fonctionner dans le respect mutuel de leur engagement contractuel. Ce qui est le cas dans la grande majorité des contrats de location. En effet, il est très courant que propriétaire et locataire entretiennent le minimum de relations nécessaires, à savoir lors de l’entrée et de la sortie du logement et dans le cadre l’échange de courriers portant sur le paiement des loyers : une échéance contre un chèque. Soit la clef de voûte d’une relation classique.

 

Les tensions restent souvent acceptables

 

Quand le contact se fait plus poussé, le motif est souvent lié aux travaux. Généralement, c’est le locataire qui se manifeste, soit pour signaler un dégât, soit pour demander des aménagements dans le logement. Dans les deux situations, une fois encore, la majorité des contrats de bail passent ce cap avec succès. En cas de dégât léger de son fait ou non, le locataire est obligatoirement assuré donc les répercussions sur le propriétaire sont faibles. Il faut réparer et  normalement il n’en est pas de sa poche. S’il s’agit d’un sinistre, du type incendie, les assurances interviennent aussi, sauf que  le logement peut être hors d’usage pendant un certain temps. Concernant, les demandes d’aménagements infondées, elles sont finalement assez rares et si le locataire abuse, il est souvent ramener à la réalité. Cela entache-t-il les relations entre les parties ? Pas dans le cadre du fonctionnement du contrat même si quelques rancoeurs peuvent se cristalliser au passage.

 

Alors que faut-il pour que les relations se durcissent ? Une omniprésence d’un propriétaire souhaitant cornaquer son locataire peut tout à fait perturber l’équilibre de la relation. Par exemple en formulant régulièrement des règles d’usage du bien : ne pas étendre son linge sur un balcon, tondre régulièrement le gazon... Inversement, il est possible de trouver un locataire souhaitant repousser les limites de ses droits : couper des haies qui lui cachent le soleil, laver son véhicule dans la cour de l’immeuble…  Face à ces situations, pour éviter toute discussion inutile, il suffit, une fois encore, de lire le contrat de bail ou, le cas échéant, le règlement intérieur de copropriété. C’est très simple alors : c’est permis ou non, c’est obligatoire ou non. Ensuite, chacun choisit et prend alors ses responsabilités. 

 

Il ne faut surtout pas oublier que les relations entre propriétaire et locataire sont régies par des textes et non par l’humeur du moment. Déroger ou ignorer implique de s’exposer à une sanction que chacun doit être prêt à assumer. De plus, un conflit s’alimente mutuellement. S’y refuser, c’est prendre la précaution d’éviter le point de non retour.

Frédéric Franceschi ©explorimmo 03/04/2008

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